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L’autoroute A20 et son pont

Par Mathieu Perchat le 2024/04
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L’autoroute A20 et son pont

Par Mathieu Perchat le 2024/04

L’auteur fait partie de l’Initiative de journalisme local

Le groupe « Le pont de la 20, ça tient pas debout » a invité la population à se mobiliser à nouveau contre le projet de prolongement de l’autoroute 20 entre Notre-Dame-des-Neiges et Rimouski au Bas-Saint-Laurent le samedi 6 avril 2024. Le rassemblement, se présentant sous la forme d’un pique-nique et d’une petite marche, s’est tenu aux abords de la Rivière des Trois Pistoles. C’est à cet endroit-ci que l’hypothétique pont du prolongement de l’autoroute est prévu, ce qui menace grandement les écosystèmes aux alentours.

Le groupe souhaite se faire entendre sur l’absurdité de réaliser un tel projet, surtout dans un contexte de crise climatique et de crises sociales (logement, paysanne, services publics et de santé, etc.). Ce projet représente un coût exorbitant, plusieurs centaines de millions de dollars, pour construire des infrastructures inutiles. En effet, construire plus de route n’a jamais rendu la conduite plus sécuritaire. C’est pourquoi le groupe revendique de véritables solutions pour que la route 132 présente moins de dangers pour les conducteurs et conductrices.

Le risque associé au prolongement de l’A20 est qu’aucune action n’est entreprise pour sécuriser la route 132, alors qu’elle est le seul lien qui relie l’Est-du-Québec au reste de la province. À l’instar de tous les politiciens de la région, « Le pont de la 20, ça tient pas debout » souligne l’urgence de sécuriser la route 132 au plus vite.

De plus, le gouvernement actuel connaît un déficit budgétaire de 11 G$ pour l’année 2024-2025.Un tel budget pourrait être alloué à des causes beaucoup plus préoccupantes, comme le demandent des élu.es du Bas-Saint-Laurent, par exemple : le logement, le transport en commun interrégional, ou encore la lutte contre l’augmentation du coût de la vie et de l’itinérance. Or, ce projet de prolongement de l’autoroute 20 reste inscrit dans les plans du Plan québécois des infrastructures (PQI).

Ainsi, il est nécessaire de réaliser un projet viable pour sécuriser la route 132 qui devrait inclure chacun de ces points :

– être plus abordable ;

– qui fait consensus parmi tous les actrices et acteurs de la société civile et élu.es du Bas-Saint-Laurent ;

– qui est réalisable rapidement et sans nouveau rapport du BAPE.

Lien vers la page du groupe : https://www.facebook.com/catientpasdebout

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