Actualité

Une SPA scindée en quatre parties

Par Mathieu Perchat le 2023/12
Image
Actualité

Une SPA scindée en quatre parties

Par Mathieu Perchat le 2023/12

L’auteur fait partie de l’Initiative de journalisme local

Le Réseau d’information sur les municipalités maintient ses inquiétudes quant au projet de société protectrice des animaux dans le KRTB, annoncé comme la future référence au Québec.

Les principaux paramètres financiers étant maintenant connus, le promoteur rencontrera à nouveau les élus municipaux du KRTB. Les chiffres rendus publics évoquent un terrain d’un million de dollars donné à l’organisme et la construction d’un bâtiment à 8 millions de dollars.

Même s’il s’agit d’un projet privé, ses coûts, y compris les taxes foncières qui s’annoncent imposantes, seront transférés aux citoyens sous forme de tarification aux municipalités adhérentes, rappelle le Réseau. Il convient donc de respecter la capacité de payer des contribuables. Les coûts d’adhésion des municipalités ne sont pas encore connus du public.

À Rimouski, selon le promoteur, le coût par habitant est de 7 $ par an, d’après une subvention de fonctionnement de 300 000 $ de la Ville de Rimouski. Dans le KRTB, tout dépendra du nombre de municipalités qui adhéreront au projet. La durée des contrats proposés aux municipalités n’est pas non plus connue. Le Réseau demande que des réunions publiques soient organisées avant la réalisation du projet pour informer la population de l’offre de service, de ses coûts et des risques de fluctuation de ceux-ci.

En mars dernier, le Réseau se préoccupait des coûts très élevés pour les propriétaires d’animaux perdus dans des municipalités éloignées qui devront aller chercher leur animal à Rivière-du-Loup. La frontière de Dégelis se trouve à plus de 100 km de l’emplacement du projet, et La Pocatière ou Saint-Mathieu-de- Rioux à 70 km.

Aujourd’hui, le Réseau propose donc un projet de quatre points de service distincts dans les quatre MRC, arguant qu’une société protectrice des animaux est un service de proximité. En divisant ainsi le projet, ses coûts d’opération pourraient être compensés par moins de transport d’animaux sur le territoire. On comprend cependant que ce n’est pas le projet qui correspondrait aux idées de grandeur des promoteurs. « Il y a un coût à être la référence, mais ce n’est pas grave parce qu’il va être assumé par les contribuables », ironise le Réseau.

Partager l'article

Image

Voir l'article précédent

Le corps en manifestation

Image

Voir l'article suivant

Critiques du plan concept du Nouveau milieu de vie à Pointe-au-Père