Actualité

Être allié.e

Par Mathieu Perchat le 2023/01
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Être allié.e

Par Mathieu Perchat le 2023/01

L’auteur fait partie de l’Initiative de journalisme local

                En rapport avec notre article du 21 décembre 2022 décrivant la diversité culturelle, ethnique etc., pour exprimer le bien-vivre ensemble, la nécessité de le compléter se fait sentir. Car, même si Rimouski se compose d’une grande diversité, il reste que l’interaction entre les différents individus peut reproduire des oppressions malgré une intention neutre, voire bienveillante.

C’est en cela que la notion d’allié.e est importante à connaitre, pour que nos actes soient à l’image de nos intentions ; mais surtout participer à la création d’une société plus juste, égalitaire, sans jugement sur la différence ou l’utilisation de préjugés stéréotypés, mais au contraire une écoute et une empathie véritable.

                C’est l’un des premiers points essentiels, l’écoute. En effet, un ou une alliée est à l’écoute de la personne oppressée ou qui subit une discrimination. Le but est de ne pas prendre toute la place en parlant, mais au contraire s’intéresser à son témoignage en écoutant, et parfois en posant certaines questions ou remarques pertinentes. Un.e allié.e doit justement aider à mettre en avant les personnes concernées, de la manière dont elles choisissent et qui leur conviennent le mieux.

Lié au premier point avec les questions, il est important que l’allié.e ne fasse pas son éduction à partir de questions directement adressées à la personne oppressée. Il faut faire ses recherches soi-même, pour ne pas surcharger la personne avec nos questions, ce serait là faire le travail à notre place. Et surtout, c’est très demandant de répondre à des questions de bases alors qu’on vit pleinement l’oppression. Si vous souhaitez apprendre par la conversation, les autres allié.es sont justement présent.es pour ça. En effet, leur rôle pour combattre l’oppression est de participer à l’éducation des proches et des ami.es, sans pour autant parler à la place des opprimé.es. Mais il est nécessaire de répondre à des propos discriminants lorsqu’on y assiste.

Il est important que l’allié.e ne se mette pas sur la défensive lorsqu’iel reçoit des remarques et critiques sur son comportement ou ses propos à caractères oppressifs. On peut en avoir, car on a toujours quelque chose à apprendre, surtout dans ce domaine. Il faut alors se dire que l’objectif de ces critiques est de nous permettre de nous améliorer et non de nous blesser. Être un.e allié.e est un processus continu. Se mettre sur la défensive et amorcer une attitude colérique rompt avec la possibilité de s’améliorer. Le mieux est d’écouter, prendre ses responsabilités en s’excusant et adopter une attitude qui vise à améliorer le point ciblé.

Pour le mot de la fin à garder en tête, « Ce n’est pas une identité parce que « être allié.e » n’absout pas de toutes les choses dites et faites dans le passé, ni ne protège d’erreurs dans le futur. »

Sources :

Lysandra, Sarah Zouak et Justine Devillaine, 11 conseils pour être un.e bon.ne allié.e, Lallab,  URL : https://www.lallab.org/11-conseils-pour-etre-un-e-bon-ne-allie-e/

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