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Le phénomène MOOCs

Par Philippe Etchecopar le 2013/05
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Le phénomène MOOCs

Par Philippe Etchecopar le 2013/05

Selon le New York Times, le développement fulgurant des « Massive Open Online Courses » (MOOCs) est le phénomène de l’année. Ce mouvement est né en 2011 alors que Sebastian Thrun, professeur d’informatique à l’Université Stanford en Californie, a créé une plate-forme pour offrir gratuitement, en ligne, un cours d’informatique. Il attendait un millier d’étudiants, plus de 160 000 se sont inscrits ! Deux de ses collègues créent alors une « startup » nommée « Coursera » pour mettre d’autres cours en ligne, gratuitement, en collaboration avec l’université Berkeley. En moins d’un an, en partenariat avec plus de soixante des universités les plus réputées, Coursera propose plus de 300 cours. Trois millions d’étudiants s’inscrivent et près de 100 000 s’ajoutent chaque semaine. Au printemps dernier, Harvard et le Massachusets Institute of Techonology investissent 60 millions dans une coentreprise sans but lucratif, edX, pour proposer également des cours gratuits. Cet hiver le mouvement des MOOCs est devenu mondial, la France a annoncé que 10 % des cours universitaires seront bientôt offerts gratuitement. Colloques et conférences se multiplient maintenant pour évaluer l’impact des MOOCs sur l’avenir de l’enseignement universitaire.

Le succès de cette nouvelle forme d’enseignement s’explique par la gratuité : une adresse courriel suffit pour s’inscrire, mais aussi par la qualité des cours et leur encadrement. Les cours accessibles sont du même niveau que ceux offerts par les universités participantes, des références dans leurs domaines. Les plates-formes, performantes, permettent la circulation de vidéos, proposent des lectures, respectent des échéanciers et même donnent et corrigent des travaux. Surtout, elles forment les étudiants au travail en équipes, les font travailler en réseau. Selon les premières évaluations, la relation hiérarchique professeur-étudiant est remplacée par une relation collaborative plus dynamique et adaptée à la société numérique. Il est même possible, pour « une poignée de dollars », de passer un examen et d’obtenir un certificat d’une université dont les frais de scolarité tournent normalement autour de 50 000 $.

Cet hiver, seule HEC Montréal proposait des cours MOOCs en français, ils se multiplieront certainement l’an prochain. Jusqu’où déferlera cette vague ? Combien d’universités, plus petites, utiliseront ces plates-formes pour mettre des cours en ligne gratuitement ? Ce sont des questions que les responsables de l’enseignement supérieur des quatre coins de la planète se posent.

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