Le blogue du rédac

À la découverte des bâtiments qui ont su traverser les époques

Le blogue du rédac

À la découverte des bâtiments qui ont su traverser les époques

La sauvegarde des églises est un défi à travers le Québec. Pourtant, derrière les portes de ces bâtiments se retrouvent des pans de l’histoire du Québec. Les journées du patrimoine religieux qui se déroulera le 9-10-11 septembre 2022 à travers le Québec offrent ainsi la possibilité d’aller visiter ces bâtiments qui ont su traverser les époques, mais dont l’avenir reste souvent fragile et incertain.

 « On essaie de mettre en valeur l’héritage culturel de ces lieux qui sont peut-être un petit peu moins accessibles aujourd’hui et souvent très méconnus et on invite les citoyens à découvrir cet héritage-là à travers tout le Québec », explique Marie-Hélène Verdier, conseillère en patrimoine immobilier à la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. Les journées du patrimoine religieux visent ainsi à soutenir et promouvoir la préservation et la mise en valeur du patrimoine religieux québécois. 

L’offre d’activité est issue d’initiatives locales. Ce sont généralement des bénévoles dans les différentes fabriques du Québec ou des professionnels qui proposent des activités.

Les églises de l’archipel

Aux Îles-de-la-Madeleine, c’est Marie-Hélène Verdier qui a travaillé à développer une offre d’activités gratuites pour les journées du patrimoine religieux. Les citoyens pourront ainsi visiter librement les églises de l’archipel ou assister à des activités telles qu’un spectacle de musique classique dans le décor exceptionnel de l’église de La Vernière, « une église majestueuse et toute en bois, qui a su, depuis 1881, traverser les époques »1.

« Il y a de moins en moins de gens qui fréquentent les lieux de culte, mais ça reste des bâtiments qui sont au cœur de nos milieux de vie, qui sont des bâtiments hyper intéressants au niveau architectural, constitutif et artistique. On a beaucoup d’œuvres d’art dans ces lieux-là, donc c’est vraiment d’essayer que la population se réapproprie ces lieux-là pour les sensibiliser à l’importance de conserver ces bâtiments-là, au-delà de la pratique du culte », indique madame Verdier.

Parmi les activités proposées, il y aura un atelier de Lise Leblanc sur la symbolique de l’architecture particulière de l’église Notre-Dame-du-Rosaire de Fatima, une église moderne dédiée aux pêcheurs. « Au niveau architectural, on a une église vraiment imprégnée du quotidien des pêcheurs, donc toute l’architecture de l’église dans ses moindres détails fait référence à la vie des pêcheurs », explique madame Verdier. Dans le cadre de ces journées, Didier Turbide y animera aussi un atelier sur les chants marins.

Une chapelle avec une histoire particulière

Au Bas-Saint-Laurent et dans les différentes régions du Québec, les citoyens pourront s’informer des activités dans leur région en consultant les fiches d’activités par région pour voir les sites patrimoniaux inscrits à la programmation régionale.

Parmi les exemples de sites qui pourront être visités dans le cadre de ces journées, il y a La Chapelle au Pied-du-Lac, située à Rivière-Bleue au Bas-Saint-Laurent. Ruth Lepage, présidente et coordonnatrice de la Corporation La Chapelle au Pied-du-Lac, explique que la particularité de cette chapelle se retrouve surtout au niveau de son histoire. 

« La chapelle, c’est une belle chapelle très particulière, non pas au niveau architectural, mais au niveau de son histoire. C’était l’église d’une communauté protestante francophone qui s’est installée là à partir de gens qui venaient des États-Unis, des Franco-américains qui ont amené d’autres gens protestants francophones là et, finalement, ça fait une communauté qui a vécu là. Cette communauté a fonctionné pendant plusieurs décennies. La Chapelle a été construite en 1921-22 (…) puisqu’il y avait plus de 225 membres qui allaient à l’église et qui faisaient partie de la communauté », présente madame Lepage, qui souligne que le 100e anniversaire de la chapelle sera fêté l’année prochaine.

« C’est une histoire très particulière parce que des protestants francophones, surtout au début du 20e siècle, c’était rare rare rare, et en région rurale en plus, bien là, on ne pense pas qu’il y en ait eu beaucoup », précise la présidente de la Corporation La Chapelle au Pied-du-Lac.

L’église est maintenant convertie en lieu culturel pour en faire profiter l’ensemble de la population. Ruth Lepage mentionne donc que l’intérêt de ces journées consiste à faire connaître l’histoire de la Chapelle, mais aussi son utilité actuelle.

Partager l'article