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L’Abitibi-Témiscamingue a fait son choix

Par Maurice Duclos le 2013/01
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L’Abitibi-Témiscamingue a fait son choix

Par Maurice Duclos le 2013/01

Dans cette nouvelle section, Le Mouton NOIR tentera de vous faire connaître les réalités d’autres régions du Québec. Vous constaterez que bien des enjeux trouvent écho dans une région comme la nôtre.

Fin août. Y fait beau, y fait chaud, les terrasses sont pleines, la musique coule à flot, l’ambiance est électrisante, le « buzz » est commencé depuis un mois, la foule est bigarrée de jeunes et moins jeunes. Bienvenue au Festival de musique émergente. Festival festif et festivités fabuleuses. En quatre jours : 72 spectacles, 62 artistes (en solo ou en groupe). Au total, 32 000 entrées en salle ou sur des scènes extérieures. Bienvenue à Montréal ? Non, bienvenue à Rouyn-Noranda.

Au début

Jadis, c’était, culturellement parlant, relativement tranquille au pays des mines… Puis tout à coup, BOOM ! Une véritable explosion qui n’a rien à voir avec le monde minier que nous connaissons si bien depuis si longtemps. C’était plutôt une multiplication d’activités artistiques et culturelles de grande qualité et une belle diversité sortie presque de nulle part en un temps éclair. BANG ! Vingt nouveaux festivals en 10 ans.

Au programme : musique classique ou émergente, cinéma d’ici et d’ailleurs, arts performatifs, contes, improvisation théâtrale, danse, faux films et autres guitares ! Ça ne finit plus ! Ça représente un festival par tranche de 7 500 habitants. Ça inclut seulement les festivals à caractère exclusivement artistique et culturel.… On passe par-dessus bien d’autres événements. Imaginez la diversité.

Pourquoi chez vous, pourquoi maintenant ?

À trop attendre les autres, on finit par le faire soi-même. Une prise de conscience collective émanant surtout de la nouvelle génération de « consommateurs » culturels et de créateurs artistiques à la philosophie du « just do it ».

Avec les « new-tech », fini le temps où tout se jouait dans les grandes villes. Fini le temps où presque toutes les sources de création étaient drainées vers les métropoles. Fini le temps où il fallait obligatoirement habiter la région de Montréal (ou Québec) pour faire carrière. Avec « nos » nouveaux festivals et événements, fini le temps où il fallait absolument « descendre » vers Montréal pour aller voir un « bon show ». Oui on le fait encore, mais davantage par curiosité et pour la découverte que par obligation.

Comment on a fait ça ?

On l’a fait, c’est tout. On a foncé, on a osé, on a frappé aux portes, on a fait appel à nos amis, on a fait des démarches avec nos municipalités et nos relations d’affaires. On a décidé de bouger. Pis ça marche. Ça prend beaucoup « d’huile de bras », mais ça marche. Les bénévoles sont au rendez-vous !

Résultats d’efforts collectifs depuis dix ans : tout le monde parle de l’Abitibi-Témiscamingue comme étant LA région culturelle numéro un au Québec (avec un brin d’exagération et de fierté sur les bords). On sait bien, c’était écrit dans la revue L’Actualité : « L’Abitibi-Témiscamingue est même la région où le nombre de rendez-vous culturels par tranche de 100 000 habitants est le plus élevé de la province ! » Quand ce sont « les autres » qui le disent, on dirait que ça a plus de valeur.

La ville de Rouyn-Noranda s’est même autoproclamée « capitale culturelle » en 2012. Quand c’est ta ville qui est fière d’être ce qu’elle est, ça n’a pas de prix.

En terminant

Ici, chez nous, on y a cru. On fait des bons films. On fait de la bonne musique. On fait du beau théâtre. On fait de la danse en folie. On fait de l’impro haute voltige. On fait des toiles pleines d’émotions. On fait du théâtre rural et urbain simultanément. On fait de la littérature remplie de personnages grands comme la nature. En plus, on fait de la place pour la visite et c’est ça qui compte au bout du compte.

Nous avons même créé un journal régional coopératif, L’Indice bohémien, pour diffuser toute la beauté et l’effervescence du milieu artistique et culturel de notre région.

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Voir L’Indice bohémien, www.indicebohemien.org.

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