Dossier spécial

La hausse du coût de la vie pour un étudiant: Ça fait mal!

Par Adam Ouellet le 2022/11
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Dossier spécial

La hausse du coût de la vie pour un étudiant: Ça fait mal!

Par Adam Ouellet le 2022/11

La vie étudiante! C’est-tu le fun juste un peu? Tu participes à des tas d’activités, tu rencontres des tas de gens qui possèdent les mêmes centres d’intérêt que toi. Tu t’amuses, tu apprends de nouvelles choses. Par contre, le quotidien étudiant vient avec de nombreuses responsabilités, puisque certains quittent le domicile familial, ils sont pour la 1re fois confrontés à la réalité d’adultes. À peine à 17 ans. Fraîchement diplômé du secondaire, tu dois maintenant vivre par toi-même. Les obligations auxquelles tu devras faire face semblent surtout financières, car tes parents ne gèrent plus ton argent. Cela peut paraître complexe de délaisser le foyer familial en 2022 avec toutes les récentes hausses du coût de la vie. Ce qui me dérange là-dedans, c’est que ça augmente plus vite que jamais!

L’IPC atteint des sommets

La majorité des gens sous-estiment la hausse des prix. Pourtant, les statistiques le montrent clairement. Selon Statistique Canada, en juin 2022, l’indice des prix à la consommation (IPC) a atteint 8,1 %. Cette augmentation reste la plus grande observée depuis 1983. Cela veut dire que tout ce qu’on achète coûte en moyenne 8,1 % plus cher depuis juin 2021. Pour une personne qui gagne un peu plus que le salaire minimum par année, cela ne représente presque rien. Cependant, pour un étudiant qui survit, cela peut s’avérer dommageable. Ce qui rend cette statistique aberrante, c’est que le salaire minimum n’augmente pas au même rythme que l’IPC. C’est pourquoi certains jeunes ne font que travailler durant leurs temps libres. Leurs salaires ne peuvent pas combler justement leurs besoins de base…

Trouver un logement en 2022, est-ce possible?

Arrivés au cégep, la plupart des étudiants ne vivent plus chez leurs parents. Malheureusement, en ce moment, ce n’est pas le meilleur temps pour louer un appartement. En effet, la crise du logement fait rage dans toutes les grandes villes du Québec et dans la majorité des villes qui accueillent des étudiants. Heureusement, plusieurs options conviennent très bien à un étudiant qui survit avec peu de moyens. D’abord, la colocation demeure une excellente façon de diminuer le coût d’un loyer et les charges qui en découlent. Ensuite, des résidences étudiantes peuvent convenir aux étudiants qui ne peuvent pas s’offrir un appartement. Toutefois, ce type de logis se montre assez modeste, puisque les résidents ont droit à une chambre souvent petite et étroite et doivent partager la salle de bain, la buanderie et la cuisine avec les autres.

Une voiture, un gouffre financier!

En 2022, posséder une voiture est pénible pour n’importe qui. Imaginez l’étudiant qui doit assumer les coûts engendrés par une voiture, notamment l’essence, qui subit également des hausses… Sans compter l’entretien du véhicule, et même les imprévus. Un accident est si vite arrivé. Imaginez un peu : des étudiants parcourent des dizaines de kilomètres de route par jour pour se rendre à l’école! DES DIZAINES! Le litre d’essence s’élevait à plus de deux dollars cette année. Ceux qui croyaient économiser sur les coûts d’un appartement en voyageant chaque jour ont sans doute dû remettre cette décision en question devant leurs dépenses en carburant. Heureusement, le prix de l’essence a un peu baissé, cela a sûrement permis à certains de souffler un brin, car il est clair que cela restreignait leur budget.

Une épicerie plus chère et moins saine!

Parlons un peu de l’épicerie! C’est incroyable de voir à quel point le prix de la nourriture a augmenté. On ne parle jamais assez des étudiants qui ont peu de moyens pour remplir leur garde-manger convenablement. Souvent, ils se privent et achètent le strict nécessaire pour se nourrir. Il est vrai aussi que certains jeunes ne savent pas, ou très peu, cuisiner. Il arrive très fréquemment de les voir manger des pâtes, des plats dits prêts à manger. Bien d’autres préfèrent commander de la restauration rapide, ce qui est encore moins économique et moins sain à long terme. Il est donc vrai que la hausse du coût de la vie a un impact et c’est dommage d’observer les conséquences sur les étudiants qui en paient le prix.

Des jeunes plus chanceux que d’autres!

C’est désolant de constater le nombre d’étudiants qui n’arrivent tout simplement pas à suivre le train de la hausse des prix. Leur santé mentale et physique en prend un coup. Malheureusement, peu d’étudiants ont le privilège d’avoir des parents capables de les soutenir financièrement, de s’assurer qu’ils se nourrissent convenablement et qu’ils aient un toit au-dessus de leur tête. Bref, qu’ils ne manquent de rien. Certains étudiants sont laissés à eux-mêmes et doivent se battre pour survivre dans ces conditions et avec des coûts qui ne cessent d’augmenter. En 2012, les étudiants du Québec ont manifesté contre la hausse des frais de scolarité, maintenant c’est le coût de la vie qui est dangereux pour les étudiants. Devons-nous ressortir les carrés rouges?

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