Le blogue du rédac

Vers une culture du consentement au Bas-Saint-Laurent

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Vers une culture du consentement au Bas-Saint-Laurent

Le 22 septembre 2022, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de l’Est du Bas-Saint-Laurent organise un événement qui réunira plus d’une trentaine d’organisations et de partenaires de la région pour parler d’une culture du consentement.

« Il est important de créer des ponts de solidarités autour des personnes ayant vécu une agression sexuelle et, c’est entre autres pourquoi, nous organisons cet événement avec plus d’une trentaine de partenaires et d’organismes », indique Émilie Pelletier, co-responsable au sociopolitique au sein du CALACS de l’Est du BSL. 

Les organisations et intervenants de la région se réuniront le temps d’un avant-midi pour discuter de la culture du consentement. L’activité se déroulera sous forme d’un World Café, « une méthode basée sur l’échange qui permet aux participants de partager leurs idées en circulant entre différentes équipes »1. Le but de l’événement est ainsi de souligner l’importance d’un dialogue collectif pour mettre fin aux agressions à caractère sexuel. Les partenaires pourront aussi mieux connaître les services offerts par le CALACS de l’Est du BSL.

Se parler, en parler : vers une culture du consentement 

Le CALACS de l’Est du BSL organise cet événement dans le cadre de la 41e journée d’action contre les violences sexuelles faites aux femmes qui avait lieu le 16 septembre 2022. Lors de cette journée, le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et ses membres ont lancé une campagne de sensibilisation « Se parler, en parler : vers une culture du consentement2 ».

Ce thème souligne l’importance de parler collectivement des agressions à caractère sexuel pour déconstruire les tabous, les mythes et les préjugés qui continuent de banaliser les violences sexuelles.

« Les agressions sexuelles peuvent arriver dans tous les milieux. Il est important de sensibiliser l’ensemble des sphères de la société afin que le plus de personnes puissent être des alliées et agir contre ce fléau. Bien que toutes les femmes soient susceptibles de vivre des violences sexuelles, certaines sont plus à risques que d’autres en raison des contextes d’oppression, de discrimination et d’exclusion. Il est donc impératif de lutter contre ces inégalités », souligne Émilie Pelletier.

La Journée d’action contre la violence sexuelle faite aux femmes remonte aux marches « La rue, la nuit, femmes sans peur » des années 1970, un mouvement féministe international qui visait à dénoncer les violences et à se réapproprier l’espace public, précise le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).



[2] Selon le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS), « Pour consentir à une activité sexuelle, il est essentiel de se sentir :

•              LIBRE d’accepter, de refuser, de changer d’idée sans risque de conséquences. Céder à une relation sexuelle suite à des contraintes physiques, la menace, la manipulation, l’insistance n’est pas consentir ;

•              en SÉCURITÉ, c’est-à-dire ne pas craindre d’être violentée tant au niveau physique que psychologique (humiliation, intimidation, insultes) ;

•              RESPECTÉ(E) dans ses besoins, ses choix, son rythme, ses intérêts, et ce, sans pression ni chantage ;

•              d’ÉGAL(E) À ÉGAL(E), c’est-à-dire être égale à l’autre dans ses droits et libertés (âge, capacités physique et mentale, position d’autorité) ;

•              En état de donner son accord ».

https://www.newswire.ca/fr/news-releases/journee-d-action-contre-la-violence-sexuelle-faite-aux-femmes-les-calacs-lancent-une-campagne-sur-le-consentement-842736581.html#:~:text=MONTR%C3%89AL%2C%20le%2015%20sept.%202022,parler%2C%20en%20parler%20%3A%20vers%20une

 

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