Ce n’est qu’un début, continuons le… dégât

Ce n’est qu’un début, continuons le… dégât

12 novembre 2021 par 

L’être humain me surprendra toujours. Parfois c’est pour les bonnes raisons. Pour moi, ce qui émerge avant tout de l’aventure humaine à travers l’Histoire, ce ne sont pas les guerres, les massacres, les infamies de toutes sortes dont la lave infâme déborde semble-t-il en permanence de la crête d’un volcan qu’on ne parvient jamais à éteindre. Non, je préfère m’attarder au meilleur qui a surgi de la présence de cette curieuse bibitte qui gratte la surface de la Terre depuis des millénaires : l’harmonie qui règne au cœur de certaines sociétés, la créativité et l’innovation qui font qu’à toute époque on est submergé par des sons, des images, des représentations, une émotion qui nous bouleverse et vient nous chercher jusqu’au tréfonds de l’âme. Il y a bien sûr aussi toutes ces manifestations de la nature elle-même qui lorsque laissée à sa magnificence originelle touche nos cordes les plus sensibles et les fait vibrer à son merveilleux diapason.

Hélas, ces mêmes humains capables du meilleur sont aussi capables du pire. Et on dirait bien en ces temps tumultueux que le pire a pris le dessus du panier, comme un bol de raisins trop mûrs oubliés dans un coin où une pourriture pas trop noble est en train de faire son nid pendant que les drosophiles s’en donnent à cœur joie, vrombissant au-dessus de vos têtes comme une escouade de minuscules malfaisants. Ça prend un passeport (conventionnel) pour sortir du pays et pour pouvoir accéder à une autre juridiction? Compliqué, liberticide, un frein à la libre circulation, une entrave aux droits humains? Peut-être, mais ça permet de savoir un peu qui met les pieds sur votre territoire et de déterminer si cette personne est un malfrat ou si elle porte dans ses bagages une quelconque bactérie ou un parasite néfaste qui pourrait par exemple s’attaquer à telle ou telle culture agricole ou représenter une menace pour la santé. Ce sont maintenant les personnes qui ne sont pas vaccinées qui majoritairement décèdent aux soins intensifs? Peu importe, le vaccin est beaucoup plus menaçant et il introduit dans votre corps des puces maléfiques qui permettront à des gens mal intentionnés de prendre le contrôle de votre existence. Mais vous existerez toujours, alors qu’autrement…

Nous savons qu’ici au Québec – la chose a tellement été dite et répétée que le lieu commun est devenu comme un jingle mille fois entendu qu’on ne sait plus à quel produit identifier – nous savons que nous représentons en Amérique « une goutte d’eau francophone dans un océan anglophone ». Et pourtant nous assistons impassibles à l’anglicisation de la plus grande ville de la « nation » comme s’il s’agissait là d’une fatalité. « Ah bon ! Montréal s’anglicise, ce n’est pas grave, parce que dans mon patelin, à l’épicerie, c’est toujours en français que je me fais servir… », et ce, pendant que dans toutes les salles d’attente, les ascenseurs, les restos, les bars, sur les lignes téléphoniques où l’on vous fait poireauter à l’infini, la mélasse qui coule des haut-parleurs est presque toujours anglophone. Et pendant ce temps-là, dans ce qui reste du Canada, on casse constamment du sucre sur le dos des Québécois comme si nous étions une race pestiférée, on bafoue les francophones, on nie leurs droits, on refuse même de leur accorder la même importance qu’à des collectivités issues de l’immigration qui ne sont pourtant ici que depuis quelques décennies, alors que nous… Et n’en déplaise aux Woke n’roll de ce monde, mais le « système » qui régit l’existence des Autochtones est bel et bien une invention du gouvernement central.

Et parlant d’Ottawa, vous avez suivi les dernières élections? Quelle est actuellement la menace qui pèse le plus sur nos têtes? Quel est le défi le plus imminent auquel est confrontée l’humanité? De quoi seront faites les quelques décennies devant nous et dans quel environnement devront évoluer nos enfants et nos petits-enfants? « Ah ! j’sais pas. Pas important. Pas de plan à soumettre. On verra. On va encore avoir besoin du pétrole longtemps, vous savez! » C’est ça. T’es épuisé. C’est dur une campagne électorale, surtout en plein été. Tu mérites des vacances mon Grand Minoritaire à répétition. Va te reposer à Tofino, mon fin finaud de Trudeau. Dans une maison de millionnaire prêtée par un ami adepte des paradis fiscaux. Nous nous contenterons de l’enfer que toi pis ta gang êtes en train de nous créer.

P. S. Il s’agit là de la dernière chronique d’un faux docteur de campagne. Mais n’ayez crainte, je n’ai pas dit (écrit) mon dernier mot…

Consultez le journal au format numérique
Visionner

Consultez le calendrier culturel du Girafe