Mobilité durable : dix organisations bas-laurentiennes s’engagent à agir

Mobilité durable : dix organisations bas-laurentiennes s’engagent à agir

L'auteur est journaliste de l'Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada
23 octobre 2021 par 


Dix entreprises et institutions bas-laurentiennes viennent de commencer le programme Employeurs en mouvement. Celui-ci les amènera à mettre en place au moins une mesure en mobilité durable d’ici deux ans, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leurs employés ou utilisateurs.

Parmi les participants, on retrouve trois villes (Rimouski, Rivière-du-Loup et Matane), quatre établissements d’enseignement (les cégeps de Rimouski et de Rivière-du-Loup, le Centre matapédien d’études collégiales et l’UQAR) et trois entreprises (Berger, duBreton et Desjardins). Affilés au cégep de Rimouski, l’Institut maritime du Québec et le SEREX (qui est un centre de transfert de technologie) font aussi partie de l’aventure.

Le programme Employeurs en mouvement est organisé par le centre de gestion des déplacements Mobili-T. Il s’agit d’un organisme à but non lucratif soutenu par le ministère des Transports, qui a pour mission de conseiller les employeurs, les institutions et les municipalités en matière de mobilité durable.

Mais qu’est-ce au juste que la mobilité durable? Coordonnatrice de Mobili-T, Jessie Breton explique qu’il s’agit d’adapter les principes du développement durable – « répondre aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » – au domaine de la mobilité. Covoiturage, transport en commun, vélo et marche répondent par exemple à cette définition.

Plusieurs mesures à évaluer dans le contexte régional

Les dix organisations bas-laurentiennes ont été retenues par Mobilit-T après qu’elles aient rempli un formulaire de candidature. Elles forment une cohorte qui se réunira périodiquement pour assister à des ateliers de travail sur la mobilité durable (un premier a eu lieu le 9 octobre). Chaque entité bénéficiera également d’un accompagnement personnalisé par des experts, afin d’identifier les mesures les plus adaptées à son contexte, et qui devront être appliquées à la fin de l’exercice, soit dès octobre 2023.

Jessie Breton cite quelques exemples d’initiatives qui pourraient être retenues au Bas-Saint-Laurent, même si rien n’est encore sûr à ce stade : « Dans la région, il y a un bon potentiel de covoiturage. On pourrait donc créer une plate-forme de jumelage en ligne, pour permettre aux employés d’une ou plusieurs organisations de se retrouver même s’ils ne se connaissent pas. Par ailleurs, un employeur situé au centre-ville de Rimouski, où il y a du transport en commun, pourrait décider de rembourser une partie de la passe d’autobus à ses employés. »

La mise en place d’une politique de télétravail peut aussi avoir un impact positif, même si dans ce cas on parle plutôt de supprimer des déplacements. C’est le choix qu’ont fait plusieurs employeurs de la région de Québec et Lévis, où Mobili-T a mené un projet pilote de son programme Employeurs en mouvement entre 2018 et 2020 – on était alors en situation pré-pandémie, et le télétravail était beaucoup moins populaire.

Dans la région de la capitale, certaines entreprises ont décidé d’offrir des incitatifs (sous forme de cadeaux ou de récompenses) aux employés qui utilisaient des modes de transport durable. D’autres ont installé des supports à vélo sécurisés, sortes d’enclos dans lesquels on peut entrer grâce à un code d’accès. « Pour quelqu’un qui veut se déplacer avec un vélo un peu plus haut de gamme, c’est intéressant », note Jessie Breton.

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