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Vol XXVI No 4, mars-avril 2021, Danger: langue en péril?

Le Fonds des municipalités pour la biodiversité fait une percée dans l’Est

Le Fonds des municipalités pour la biodiversité fait une percée dans l’Est

L'auteur est journaliste de l'Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada
5 mars 2021 par 

Saint-André-de-Kamouraska

Trois municipalités de l’Est-du-Québec ont adhéré au Fonds des municipalités pour la biodiversité, en l’occurrence Saint-Pascal, Saint-André-de-Kamouraska et Percé. Quarante-cinq autres municipalités et MRC du Québec sont membres de ce fonds, qui a atteint son objectif en termes de participants pour 2020-2021.

Initiative conjointe de la Fondation de la faune du Québec et de la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), le Fonds des municipalités pour la biodiversité permet aux MRC et aux villes de réaliser des projets de protection et d’amélioration des milieux naturels sur leur territoire. Depuis son lancement en 2017, c’est la première fois qu’il accueille des municipalités du Bas-Saint-Laurent ou de la Gaspésie.

Le principe est simple : chaque entité participante verse autant de dollars dans le fonds qu’il y a de ménages sur son territoire. Cette somme est ensuite doublée grâce à de l’argent qui vient de la Fondation de la faune, mais aussi du gouvernement du Québec, qui a donné 1 875 000 $ sur trois ans au fonds.

Cette année, les 48 municipalités et MRC qui ont adhéré au fonds (en adoptant une résolution au conseil municipal ou au conseil des maires) ont apporté 531 000 $. C’est donc un peu plus d’un million de dollars qui leur sera versé en retour, proportionnellement à leur participation.

Quelques plantations à Saint-André

Par exemple, avec ses 325 ménages, Saint-André-de-Kamouraska versera 325 $ par an et retirera 650 $ du fonds pendant les trois prochaines années, pour un total de près de 2000 $. Une somme modique si on la compare à ce que recevra Trois-Rivières (qui compte plus de 50 000 ménages), mais cela permettra au moins de faire quelques plantations sur des terrains municipaux. « Ce n’est pas des gros projets, mais ça attire l’attention », explique le maire Gervais Darisse, qui espère que cela incitera les citoyens à planter à leur tour des arbres sur leur propriété.

Gestionnaire principale des programmes à la Fondation de la faune, Christine Bélanger concède qu’une petite municipalité ne peut pas faire grand-chose avec l’argent qu’elle retire du fonds, mais elle fait remarquer qu’il est possible d’utiliser cet argent comme levier pour aller chercher davantage de financement par la suite : « Ce qui est intéressant, c’est que lorsque qu’ils nous présentent le projet dans lequel ils veulent utiliser leur argent, on peut le bonifier encore plus par le biais d’un de nos autres programmes d’aide. »

 Une municipalité pourrait aussi décider d’utiliser la somme qu’elle retire du fonds pour élaborer un plan de protection des milieux écologiques d’intérêt sur son territoire. Lors de la mise en application de celui-ci, elle pourrait devenir admissible à d’autres subventions gouvernementales.

Les 48 municipalités et MRC choisies l’ont été selon le principe du premier arrivé, premier servi, jusqu’à épuisement des contributions de la Fondation de la faune et du gouvernement. Cela signifie que tous les candidats n’ont pas pu être acceptés, comme par exemple Cowansville (qui est sur la liste d’attente) et Laval (qui aurait accaparé une part trop importante du gâteau). Avis aux intéressés : quelques places pourraient être à nouveau disponibles en 2021-2022. 

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