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VOL XXVII No 1, septembre-octobre 2021 Suzanne Tremblay

Agriculture : la mise en marché, une étape à ne pas négliger

Agriculture : la mise en marché, une étape à ne pas négliger

L'auteur est journaliste de l'Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada
12 février 2021 par 


Depuis quelque temps, l’agriculture de proximité a le vent en poupe. « Je n’ai jamais autant entendu parler de démarrages de nouvelles entreprises, ou de diversification d’entreprises existantes pour faire de la mise en marché locale », confirme Jonathan Ferté, qui est conseiller au développement agroalimentaire pour la MRC de La Mitis. 

Lorsqu’on se lance dans un tel projet, des surprises sont toutefois au rendez-vous : en effet, il ne suffit pas de produire un produit d’une excellente qualité, il faut aussi savoir le vendre. C’est tout l’art de la mise en marché, une étape cruciale dont l’importance est souvent sous-estimée par les nouveaux producteurs.

« C’est un autre métier, explique M. Ferté. Réfléchir à qui on va vendre, comment on va le vendre, en bref déterminer sa clientèle cible… Il y en a beaucoup qui ne sont pas préparés et apprennent sur le tas. »

Pour permettre à ces nouveaux venus du domaine agroalimentaire de prendre un peu d’avance sur ces questions, la MRC de La Mitis offre une formation à la mise en marché en collaboration avec le Collectif en formation agricole du Bas-Saint-Laurent à partir du 16 février. La formatrice principale sera Julie de La Bruère, copropriétaire de la ferme biologique Geonel à Saint-Joseph-de-Lepage. 

Des conférenciers invités participeront également à l’événement. On apprendra par exemple à planifier un plan marketing, ce qui est essentiel lorsqu’on veut faire de la vente directe, mais aussi à bien connaître sa clientèle et à la fidéliser.

Une diversité de marchés

« La formatrice va brosser un portrait général : elle va parler de la vente en ligne, de la vente en épicerie, de la vente avec des intermédiaire, des kiosques à la ferme… L’objectif est de faire réfléchir les participants sur ce qu’ils veulent vraiment, et de leur apprendre à analyser leurs marchés : ce marché-là, finalement, il est rentable ou pas rentable? Et pourquoi? », détaille Jonathan Ferté.

Et même si on a une bonne idée de ce qu’on veut faire, diversifier ses marchés n’est jamais une mauvaise idée : en 2020, de nombreux producteurs ont souffert de la fermeture des restaurants qui achetaient une partie de leur production, et ont dû trouver rapidement de nouveaux débouchés.

À l’origine, la formation devait avoir lieu à l’hôtel Gaspésiana de Sainte-Flavie, mais cela n’est plus possible suite à l’interdiction des rassemblements décidée par le gouvernement du Québec. L’événement sera donc virtuel.

Conséquence de ce changement, les pauses-repas qui devaient être des moments d’échange entre les participants afin qu’ils puissent discuter de leurs expériences respectives sont supprimées. Initialement prévue sur deux journées complètes, la formation aura plutôt lieu sur trois demi-journées, les 16 et 23 février ainsi que le 2 mars.

Pour le moment, une douzaine de personnes venant de tout le Bas-Saint-Laurent se sont inscrites à l’événement. Il s’agit d’agriculteurs et d’agricultrices qui viennent de démarrer, ou qui en sont encore à l’étape de la planification de leur projet. 

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