Horacio Arruda confirme : la distribution du Mouton Noir est sécuritaire!

Horacio Arruda confirme : la distribution du Mouton Noir est sécuritaire!

L'auteur est journaliste de l'Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada
13 novembre 2020 par 


Au cours des derniers mois, dans le contexte de la pandémie de covid-19, plusieurs commerces de la région ont cessé de distribuer Le Mouton Noir, craignant légitimement que celui-ci puisse participer à la propagation du coronavirus. Par le biais d’une lettre adressée à la direction du journal, le directeur national de santé publique Horacio Arruda confirme toutefois que le bimestriel peut être rendu disponible dans des endroits publics sans risque pour la population.

Deux conditions s’appliquent, précise le docteur Arruda. D’une part, « les exemplaires doivent être mis en quarantaine un minimum de 24 heures, idéalement 48 heures, avant d’être manipulés par des personnes ». D’autre part, la distribution ne peut être faite « de main à main » ou « de personne à personne ».

En d’autres termes, le mode de distribution traditionnel du Mouton Noir au Bas-Saint-Laurent, c’est-à-dire dans des présentoirs à l’entrée des commerces où les lecteurs se servent directement, est tout à fait sécuritaire.

La directrice du développement des affaires du Mouton Noir, Caroline Bérubé, souligne que l’équipe du journal a mené toutes les démarches pour connaître ses responsabilités et les mesures à prendre afin de garantir la santé et la sécurité de tous. Cette lettre est une « très bonne nouvelle », souligne-t-elle, d’autant plus que l’édition spéciale marquant le 25e anniversaire du Mouton Noir est actuellement en cours de distribution.

Rappelons que c’est très majoritairement par le biais de gouttelettes créées par une personne infectée, par exemple lorsqu’elle parle ou qu’elle tousse, que la covid-19 se propage. Ces gouttelettes peuvent directement contaminer une autre personne lorsqu’elles sont inhalées. Lorsqu’elle sont de très petite taille, elles prennent alors la forme d’aérosols qui peuvent rester en suspension dans l’air – raison pour laquelle une bonne ventilation des espaces clos, notamment les écoles et les résidences pour aînés, est nécessaire.

En revanche, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) note « qu’il n’y a jusqu’à présent aucun cas documenté d’infection à la covid-19 induite par des surfaces inertes contaminées », bien que ce type de contamination doive être considéré comme « plausible ». Les risques de contracter la covid-19 en lisant un journal préalablement manipulé par une personne contaminée sont donc minimes et annihilés par une mise en quarantaine de l’objet, comme le confirme le docteur Arruda dans sa lettre.

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