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Vol XXVI No 1, septembre-octobre 2020, Diverses nouvelles

On prend une Écomarche?

On prend une Écomarche?

L'auteur est journaliste de l'Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada
16 octobre 2020 par 


Du 17 au 25 octobre, la première Écomarche BSL a lieu. Organisé par les MRC et les organismes gestionnaires de matières résiduelles du Bas-Saint-Laurent, l’événement a pour objectif de ramasser des déchets qui trainent un peu partout, dans la nature ou dans nos villes. Il s’inscrit dans le cadre plus vaste de la Semaine québécoise de réduction des déchets.

Ne cherchez pas le point de départ de l’Écomarche : il n’y en a pas. « Pour répondre aux normes de distanciation en vigueur, il n’y a pas de rassemblement », explique Noélie Hébert Tardif, chargée de communication et de sensibilisation chez Co-éco, qui gère les matières organiques pour les MRC de Kamouraska, Rivière-du-Loup et Les Basques. « Chaque personne peut prendre le chemin qu’elle souhaite, pour la durée qu’elle veut. Elle part avec des gants et deux sacs, un pour les déchets et un pour les matières recyclables, et retire les détritus de l’environnement. Cela peut être dans un boisé, le long des berges, ou même en ville… »

En ville, justement, on trouve beaucoup de couvre-visage jetés un peu partout ces temps-ci. Pour éviter les risques de contamination, une affichette expliquant comment bien manipuler ces masques sera rendue disponible.

Des actions qui se poursuivront après la marche

À la fin de leur promenade, les participants seront invités à photographier leur récolte et à la partager sur les réseaux sociaux, accompagnée du mot-clic #ÉcomarcheBSL, ou directement sur la page Facebook de l’événement. Cette mosaïque d’images permettra de sensibiliser le public à la problématique de la pollution de l’environnement par les déchets sauvages, encore bien présente en 2020.

Plus important encore, les organisateurs de l’Écomarche demandent aux participants de remplir un formulaire, afin de permettre aux organismes de gestion des matières résiduelles d’avoir une meilleure connaissance des endroits particulièrement affectés. Les données ainsi récoltées seront utilisées pour mettre en place des solutions durables : faut-il insister sur l’affichage dans certains endroits? Faut-il agir du mobilier urbain, en installant des poubelles ou en vidant plus régulièrement celles qui sont déjà là? Certains emballages devraient-ils devenir compostables?

« Cela pourra aussi servir d’argumentaire pour convaincre une institution d’appliquer des règlements, comme le bannissement du plastique à usage unique », ajoute Noélie Hébert Tardif. La MRC de La Mitis s’est déjà engagée dans cette voie pour la fin 2021, et entend aussi se débarrasser du styromousse. Dans la MRC de Rimouski-Neigette, ce sont les municipalités qui votent des règlements pour bannir le plastique à usage unique, selon le conseiller aux communications Robert Pelletier, qui précise que ceux-ci sont actuellement suspendus jusqu’à la levée des mesures d’urgences sanitaires.

Les Écomarcheurs qui rempliront le formulaire pourraient gagner un des prix de participation, qui différent selon les MRC. Par exemple, des chèques-cadeaux à écouler dans des commerces locaux, ou une carte annuelle d’accès aux parcs nationaux, histoire de profiter d’une nature qui n’est pas souillée par les déchets…

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