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Vol XXVI No 1, septembre-octobre 2020, Diverses nouvelles

Un laboratoire en constante ébullition au service de la culture, de l’art, des artistes

Culture Bas-Saint-Laurent :

Un laboratoire en constante ébullition au service de la culture, de l’art, des artistes

13 septembre 2019 par 


Formations novatrices, codirection, accompagnement d’artistes, Entente territoriale… à bien des égards, Culture BSL fait office de pionnier dans le réseau des conseils de la culture. La nouvelle structure interne repose sur une direction collégiale – assurée par Dominique Lapointe et Julie Gauthier – la concertation, la synergie, la complémentarité des expertises des six membres de l’équipe, également composée de Baptiste Grison, Anya Maali, Myra-Chantal Faber et Marie-Pierre Morin. « Ça nous laisse pas mal de liberté entre nous », affirme Baptiste Grison, chargé de la formation continue depuis 2017.

La formation fait peau neuve

Ce qui intéresse Baptiste Grison? Entreprendre. Créer. Mettre sur pied des formations à finalité concrète. Les participantes et participants repartent avec un site Web, exposent les photos réalisées dans le cadre d’un stage de trois jours, produisent une affiche avec Photoshop ou achèvent un album jeunesse.

Le tout s’articule autour de plusieurs axes : implication des participantes et participants, accompagnement – aspect capital –, apprentissage par les pairs, formations non disciplinaires qui touchent un maximum d’artistes, professionnalisation. Certes, les cours plus magistraux ont toujours droit de cité. Mais lentement, d’autres modalités apparaissent, comme les webinaires et le coaching individuel ou encore la mutualisation, version hybride de « formation traditionnelle, d'outils beaucoup plus innovants et de mise en commun de ressources financières et humaines », solution fort utile aux organismes culturels de petite taille qui n’ont pas toujours accès à toutes les ressources ou aux compétences requises.

Tout comme la coformation, solution hyper efficace auprès de ces mêmes organismes, « je pense que pour des métiers comme celui de travailleur culturel, c’est LA solution à envisager, affirme Dominique Lapointe. Il y a vraiment une expertise folle à l’intérieur du milieu culturel au BSL. Il suffit de la partager. »

D’ailleurs, Culture BSL collabore avec l’Université du Québec à Rimouski, au nom du territoire, des organismes et des artistes, à la mise sur pied de deux formations universitaires : un certificat en création artistique, dont le démarrage est prévu à l’automne 2020 et un deuxième certificat, encore embryonnaire, sur la gestion des organismes culturels. Mais, à Culture BSL, le renouveau ne se limite pas à la formation.

la direction INNOVE

La codirection, unique à l’échelle des conseils de la culture, repose sur le même esprit de partage des ressources, d’enrichissement mutuel et constant, sur la confiance, l’autonomie, la complémentarité. Elle s’est instaurée de façon quasi organique entre Dominique Lapointe et Julie Gauthier. Objectif? « Répartir la responsabilité légale des signatures, la charge mentale de la gestion sur quatre épaules plutôt que deux », précise Dominique Lapointe. Plus globalement, il s’agit d’engager la réflexion nécessaire non seulement en duo, mais avec toute l’équipe pour trouver des astuces visant une plus grande efficacité, un meilleur équilibre, pour faciliter la communication, rompre les silos. « Il faut être plus intelligents ensemble ». Aussi bien à l’interne qu’à l’échelle du réseau. Parce que, chose certaine, même si rien n’est encore formalisé au chapitre du modèle de direction, projet pilote qui prend fin en décembre 2019, l’ancien cadre hiérarchique, vertical, ne fonctionne plus, surtout dans la culture.

Entente de partenariat territorial en lien avec la collectivité du BSL

« On essaie toujours de collectiviser le plus possible nos contenus et de valider en équipe toutes les décisions que l’on prend, même les décisions de gestion», poursuit Dominique Lapointe. Cela vaut pour les formations. Et l’accompagnement : depuis la signature de l’Entente, dont sont partenaires le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), les villes et les MRC concernées, tous les membres de l’équipe, dont trois ressources volantes, accompagneront les organismes et les artistes qui répondront à l’appel de projets lancé dans le cadre de cette Entente, dont le montant, supérieur à un 1 M$, est le plus élevé par personne au Québec et le deuxième à l’échelle de la province. Culture BSL en est très fier.

Rappelons que les conseils de la culture sont nés dans le Bas-Saint-Laurent. Le grand intérêt du réseau? « Sa force de frappe », ajoute Dominique Lapointe. En matière de politique, d’entraide, de réseautage, bien sûr. Et surtout, loin des grands centres, la cohérence de sa parole face aux enjeux liés au territoire.

Pour aller plus loin : https://www.culturebsl.ca/

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