La demoiselle aux papillons

La demoiselle aux papillons

22 septembre 2016 par 

Ce disque est pour Marilie une carte de visite, un portrait de qualité, qui fait le pont entre ses compositions des dernières années et un style personnel qui commence à se préciser. Photo : Marc Lepage Photo : Marc Lepage

Un premier nouveau vrai mini-album « marilien »! Criez tous en cœur avec moi : « Enfin! » Pour les « ceuses » qui ne cernent point mon enthousiasme, sachez que si vous n’avez pas encore goûté à la bonne humeur et à la folie débordante de Marilie Bilodeau, vous ne pouvez pas considérer votre vie comme complète. Cela fait longtemps qu’on a pu la voir sur scène chanter son rock au sein d’Osmundazz, son jazz et ses chansons après son passage au Cégep de Rimouski et à l’École nationale de la chanson de Granby. Et en dehors de la scène aussi, traîner sa sensibilité artistique bien à elle et son sourire contagieux dans des soirées de contes, au théâtre, à l’animation, au maquillage, au dessin... Mais ce qui manquait jusqu’ici à cette femme à tout faire, c’était un véritable album de compositions bien à elle. Et voilà que la galette tant attendue devient réalité : Marilie présente un court album tout enveloppé des mains de maître d’Antoine Létourneau-Berger à la réalisation. Si vous connaissez déjà les chansons de Marilie, vous ne serez pas en terrain inconnu : vous aurez sûrement déjà entendu quelques-unes d’entre elles sur je ne sais quelle scène bas-laurentienne. Cependant, le tout se déploie dans un univers où l’on ne les avait pas encore entendues.

Pour accompagner sa voix, toujours forte, personnelle et assurée, c’est tout un orchestre qui a été érigé par Létourneau-Berger. Exit le piano et le ukulélé, voici les cordes, les vents, les tambours et les trompettes! On redécouvre avec bonheur une Marilie projetée dans l’univers sonore de la vieille chanson française à texte des Brel et autre Piaf. Et ça marche. Les histoires de Marilie Bilodeau se prêtent à merveille à ce genre d’orchestration grandiloquente, et après le court album de seulement six pièces, on en veut d’autres. Mais surtout, on voudrait voir cela sur scène! Car c’est devant public que la magie « marilienne » opère et je crois que de la voir piloter tout un orchestre, poussant ses chansons au milieu des envolées de violons et des rythmes de la fanfare devient mon premier fantasme musical jusqu’à nouvel ordre. En bref, ce disque est pour Marilie une carte de visite, un portrait de qualité, qui fait le pont entre ses compositions des dernières années et un style personnel qui commence à se préciser. Vous pouvez par ailleurs l’encourager dans sa démarche en allant sur Indiegogo soutenir La demoiselle aux papillons.

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