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Vol XXIV No 1, Aider les proches aidants et aidantes

Du texte à la pellicule

Les Amazones

Du texte à la pellicule

17 juillet 2016 par 
Ce qu’il y a de fascinant dans le travail d’adaptation qu’a nécessité cette production, c’est la métamorphose de l’expression émotionnelle et de l’ambiance dégagée par les mots en images exprimées par des corps en mouvement. Photo : Samuel Pinel-Roy Ce qu’il y a de fascinant dans le travail d’adaptation qu’a nécessité cette production, c’est la métamorphose de l’expression émotionnelle et de l’ambiance dégagée par les mots en images exprimées par des corps en mouvement. Photo : Samuel Pinel-Roy

Ce qu’il y a de fascinant dans le travail d’adaptation qu’a nécessité cette production, c’est la métamorphose de l’expression émotionnelle et de l’ambiance dégagée par les mots en images exprimées par des corps en mouvement. Photo : Samuel Pinel-Roy

Stéphanie Pelletier rencontrent la caméra de Julie Gauthier, cela donne Les Amazones, une création bas-laurentienne pour laquelle les artistes et les techniciens régionaux ont visiblement à cœur le sens du travail bien fait.

Les Amazones, c’est un court métrage de 12 minutes. Il apparaît comme un dessin de points à relier entre trois socles importants de la création d’ici : réalisé et scénarisé par Julie Gauthier, ce film est adapté de la nouvelle « Fruit Loops » tiré du recueil Quand les guêpes se taisent de Stéphanie Pelletier et il est produit par Tapis Rouge Films, une maison de production rimouskoise.

Stéphanie Pelletier, auteure mitissienne et Julie Gauthier, directrice générale du Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent, et entre autres scénariste et réalisatrice, incarnent deux figures importantes du développement artistique de la région.

Ce qu’il y a de fascinant dans le travail d’adaptation qu’a nécessité cette production, c’est la métamorphose de l’expression émotionnelle et de l’ambiance dégagée par les mots en images exprimées par des corps en mouvement : « J’ai dû transposer en images plusieurs dialogues afin de bien exprimer à l’écran l’ambiance qui émane de la nouvelle. C’est toujours un grand défi », explique la réalisatrice.

Quand on lit la nouvelle « Fruit Loops », on comprend tout le travail réalisé par Julie Gauthier et on comprend qu’une adaptation ne signifie pas une copie, mais bien un plongeon dans l’univers de la nouvelle, au-delà du texte et de sa zone narrative. Julie Gauthier raconte  : « Les défis ont été de transposer à l’écran des personnages qui n’ont que très peu de “back story”. Quand je scénarise, j’ai toujours un gros document qui définit le passé des personnages, qui ils sont, ce qu’ils aiment, etc. Ça m’aide à les faire évoluer de manière logique, et ce, même si à l’écran on ne voit que quelques bribes de cette information. J’ai donc eu un travail important à faire pour bien cerner les personnages créés par Stéphanie. »

Les problèmes de santé mentale, le poids du quotidien et les relations enfants/adultes sont au cœur des thématiques abordées dans la démarche artistique de la réalisatrice. « J’aime mettre des personnages dans une situation particulière et analyser la manière dont ils pourraient réagir. Je ne pose pas de jugement sur la décision de Nicole (Karine Vincent). Je trouvais important d’intégrer l’acceptation de Jeanne (Mathilde Gagné) au départ de sa mère. Elle comprend que sa mère doit partir. Elle est une petite adulte et Nicole une grande petite fille. »

La rencontre entre Les Amazones de Julie Gauthier et Quand les guêpes se taisent de Stéphanie Pelletier témoigne de la vitalité des échanges artistiques dans le Bas-Saint-Laurent. Il faut croire que chez nous, les régions éloignées, ça rapproche!

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