Mange, prie, aime

Mange, prie, aime

9 mai 2014 par 

Dans cette nouvelle section, le rédacteur en chef du Mouton Noir, Marc Simard, partage avec les lecteurs ses coups de gueule, des textes coup de cœur de collaborateurs et encore plus…

Cette semaine, il vous invite à lire le texte d'Élaine Francoeur de Rimouski sur les conditions des producteurs agricoles.

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Au lieu d’utiliser les fonds publics pour nous dire de boire intelligemment, de ne pas fumer et de manger des fruits et des légumes et de faire de l’exercice, il faudrait peut-être s’occuper davantage de nos producteurs agroalimentaires.  Il est vrai que bien des gens ne font pas ce qu'il faut pour être en santé mais supposons que nous sommes tous responsables, que nous voulons tous bien vivre et que pour ce faire, nous ayons de saines habitudes alimentaires.

Idéalement, le gouvernement devrait transférer son attention vers les producteurs parce que ce sont eux qui assurent notre survie.  Eh oui! L'eau, l'oxygène et la nourriture sont des biens essentiels qui doivent passer avant n’importe quel capital, bien avant les investisseurs,  parce que tout le monde doit d’abord vivre avant d’acheter quoique ce soit.

Pour qu'une société soit saine, elle doit d’abord se tenir debout et pour ça, elle doit être bien nourrie.  Le gouvernement doit serrer la main nourricière de nos producteurs agroalimentaires.  Il serait bénéfique que notre pays soit davantage auto-suffisant.  Pour ça, il faut honorer ce qui vient de nos terres, ce qui est produit ici.  Favoriser l'importation par des entourloupettes irrévérencieuses pour encourager les échanges de bons procédés, devrait être secondaire.

Un peu partout, des multinationales se sont emparées des terres en évinçant les fermiers, en polluant et épuisant les terres tout en détournant les sources d'eau.  Ces grands magnats de l’industrie, qui ont les meilleures parts du marché, sont prêts à tout pour envahir les étales faisant d’un fruit un produit préfabriqué et dénaturé.  Des mégas productions pour lesquelles la valeur nutritive est occultée par la valeur mercantile.

C'est bien beau de faire des promesses électorales, faire miroiter au peuple richesse et bonheur mais, assurons-nous avant tout que la production alimentaire d'ici soit sauvegardée et valorisée.  Prenons garde aux multinationales de l'agroalimentaire qui pourraient éventuellement envahir nos terres et, qui sait, nos érablières.  En encourageant la production d'ici, les prix rivaliseront et les producteurs seront mieux payés.

Assurons-nous aussi qu’une saine alimentation soit un bien acquis pour tous.  C'est comme ça qu'une société se tient debout, c'est en misant la base que le corps social sera fort et prospère et qu’au final il coûtera moins cher en soins de santé.  Pour encourager la richesse, il faut faire la promotion de la vie à la source, ça c’est rentable!  On pourra aimer et prier quand on aura bien mangé et qu’il en restera encore…

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