Vignettes hivernales

Humeur

Vignettes hivernales

16 mars 2013 par 
Je trouve l’hiver parfois un peu pénible. Mais l’hiver sans neige, comme on dit, ce n’est pas l’hiver. Parlant de neige, une expérience vécue récemment lors d’une visite en famille dans une station de ski de la région m’a fait sursauter.Régulièrement, nous constatons que les stationnements réservés aux personnes handicapées sont occupées par des véhicules non autorisés. Ma jeune fille, Alice, a un trouble envahissant du développement (TED). En d’autres termes, elle a un syndrome qui s’apparente à l’autisme. Quand on passe du mode « véhicule » à « piéton » dans un stationnement, nous devons redoubler de vigilance pour tenir et même retenir la main de notre enfant pour qu’elle évite de marcher vers des dangers potentiels. C’est pour cette raison que nous avons obtenu la « fameuse » vignette que l’on accroche au rétroviseur de notre voiture. On veut éviter de se déplacer parmi les F-150, Dodge Ram et autres voitures typiquement régionales qui sont nécessairement de la catégorie « pleine grandeur ». Et logiquement, lorsqu’on a quitté sa voiture, on n’est évidemment plus protégé par un habitacle d’acier et des coussins gonflables. Un monde de motoristes me direz-vous ? Il semble que les lois, diligentes pour les excès de vitesse ou même pour les quotas de chômeurs en mal de « timbres », ne sont plus que des théories lorsqu’il est question de zones réservées aux véhicules d’urgence, aux femmes enceintes ou aux personnes handicapées. Il semble que le civisme dans les stationnements soit, dans notre belle région, devenu très secondaire. N’existe-t-il pas de loi pour ça ? Il semble que l’on soit ici dans un vide législatif. Observez les zones, tant convoitées par certains automobilistes, lors de votre prochain passage dans un commerce grande surface. Vous verrez qu’il est possible, si on le veut bien, de se stationner bien plus près de la porte du commerce que si vous utilisez illégalement un espace de stationnement pour personnes handicapées. Je reviens aux infrastructures sportives régionales. J’ai posé cette question au service à la clientèle d’une station de ski : « Est-ce que vous avez un stationnement réservé aux détenteurs de vignettes pour personnes handicapées ? Quelque chose près de la porte ? » On m’a répondu : « C’est la première fois que l’on nous fait cette demande. De toute façon, on n’est pas pour peindre la neige en bleue, vous pouvez vous joindre aux motoneigistes. Eux, on les laisse se stationner près de la porte ! » Ainsi, dans un monde où l’intégration fait son petit bonhomme de chemin, on retrouve toujours et encore aujourd’hui, affichée au mur des arénas publics et fraîchement rénovés de la région, tout juste à côté de l’entrée principale, une petite pancarte criant haut et fort… « Réservé au directeur ». Qui oserait s’y stationner ? Le problème est trop courant et la sanction devient ainsi une mesure nécessaire. Cela devrait se faire sur une base continue, et les policiers ou les préposés à la surveillance des stationnements devraient être sensibilisés à cet égard. Par ailleurs, des « opérations spéciales » de vérification de l’utilisation des espaces réservés devraient être organisées périodiquement, par exemple aux temps de grand achalandage des terrains de stationnement. Je crois sincèrement qu’il y a un certain manque de savoir-vivre dans la façon dont certains se stationnent dans les lieux publics. Donc, la seule solution semble être entre les mains des gestionnaires qui exploitent ces stationnements.
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