À quand le passage à la voiture hybride?

À quand le passage à la voiture hybride?

8 août 2012 par 

Bien que les groupes écologistes martèlent depuis des décennies qu’il faut réduire nos émissions de gaz à effet de serre, sur le plan des transports, les changements se font très lentement. En ville, les réseaux de transport en commun permettent aux citadins de se déplacer de façon écologique. Il en est tout autrement en région, où, pour peu qu’on ait à sortir, il faut une voiture.

On peut se demander où est cette voiture de l’avenir, celle qu’on nous promet depuis des années, car il faut bien avouer qu’on la voit surtout dans les publicités et dans les cours des concessionnaires. D’emblée, il faut éliminer la voiture entièrement électrique en raison de son autonomie limitée et de l’absence de bornes de recharge à l’est de Québec. Restent les automobiles hybrides. Celles-ci existent depuis longtemps maintenant et leur technologie s’améliore sans cesse. Depuis quelques années, les fabricants tentent également de les rendre plus accessibles en baissant leur prix. Or, si les compagnies ont fait un compromis sur le prix au détail, force est d’admettre qu’elles se rattrapent sur les taux d’intérêt. Aussi la voiture hybride demeure-t-elle plus dispendieuse que son équivalent à essence. Et les mesures incitatives du gouvernement restent timides.

Pour le prix d’une voiture hybride, on peut se payer une automobile plus luxueuse, plus grosse. Et le véhicule utilitaire sport, qui semble être devenu la nouvelle familiale, a encore la cote. Étonnamment, le prix de l’essence ne semble pas ralentir l’ardeur des consommateurs qui choisissent encore de rouler dans ces gros véhicules. La plupart des fabricants qui offrent des modèles hybrides offrent pour le même prix des VUS entrée de gamme, avec des taux d’intérêt généralement moins élevés.

Quel doit être le rôle du gouvernement? Serait-il possible d’offrir des crédits d’impôt plus importants ou des remises substantielles à l’achat de véhicules dits écologiques? Devrait-on taxer les VUS et les grosses voitures afin d’inciter les gens à se tourner vers des véhicules moins polluants? Car il faut bien reconnaître qu’il est difficile de changer les habitudes des consommateurs. Même si l’achat d’un véhicule écologique devenait moins onéreux, on peut se demander si les gens seraient prêts à faire un sacrifice d’espace, de puissance et de commodité.

Ceux qui font le choix d’une plus petite automobile ou d’une voiture hybride vantent souvent l’économie d’essence. Timides, ils nomment l’avantage environnemental comme bénéfice marginal. La volonté écologique, comme tout, semble-t-il, a besoin d’être appuyée par un incitatif économique. Tant que les dirigeants en place ne poseront pas des gestes qui traduisent une volonté ferme de changer les choses en matière de transport, on restera dans nos habitudes.

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