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VOL XXVII No 1, septembre-octobre 2021 Suzanne Tremblay

Une 8<sup>e</sup> édition sous le signe du romantisme

Une 8e édition sous le signe du romantisme

1 juillet 2009 par 

Depuis huit ans, les Concerts aux îles du Bic nous ont offert de beaux rendez-vous avec l’excellence et la passion. L’année dernière, le travail des fondateurs, la violoniste Élise Lavoie et le violoncelliste James Darling, a été récompensé à la fois par leurs pairs, puisqu’ils ont remporté deux prix Opus, et par la région, avec un grand prix du tourisme. Année après année, les deux codirecteurs de l’événement renouvellent légèrement la formule, bonifient les concepts et se donnent de nouveaux défis. Au fil du temps, on a introduit le cabaret, qui fait une belle place à la musique contemporaine, invité de jeunes quatuors en résidence et joué d’audace en présentant des musiciens comme Yannick Nézet-Séguin non pas en tant que chef d’orchestre, mais en qualité de pianiste.

Beaucoup de changements en peu de temps, mais sans jamais toucher à l’essence même du festival : de la musique de chambre en des lieux magnifiques, que ce soit au Bic ou dans la petite chapelle de Saint-Fabien, un accès gratuit pour toute la famille, des concerts en plein air et des programmes où le baroque côtoie le classique et le contemporain. Cette année, le festival présente sept concerts en cinq jours et on a décidé de faire ça plus tôt le vendredi soir. À défaut de commencer « juste avant minuit », le cabaret débutera à 21 h. Le concert traditionnellement présenté à 20 h sera déplacé en fin d’après-midi, soit à 16 h, ce qui fera l’affaire des couche-tôt!

C’est sous le signe du romantisme que se déroulera cette huitième édition pour souligner l’année 1809. James Darling et Élise Lavoie expliquent que leur choix s’est arrêté sur cette année charnière parce qu’elle a vu mourir Haydn et naître Mendelssohn. Leurs œuvres s’entrecroiseront donc dans une programmation éclectique.

Pour le concert d’ouverture, le public entendra Quatuor « Lever du soleil », op. 76 no 4 de Haydn, le Trio avec piano en ré mineur, op. 49 de Mendelssohn et le Quatuor avec piano en si bémol majeur, J. 76 op. 18 de Weber, composé en 1809. Le concert anniversaire du samedi rendra aussi hommage aux deux compositeurs, en plus de souligner la mort d’Haendel, il y a 250 ans. De Mendelssohn, ce soir-là, on jouera le célèbre Octuor, composé alors qu’il n’avait que 16 ans, une œuvre magnifique, fougueuse et exaltée.

Élise Lavoie et James Darling seront particulièrement présents sur scène cette année. Avec leurs collègues du Quatuor Saint-Germain, soit Hugues Laforte-Bouchard et Steve Saint-Pierre, ils participeront à presque tous les concerts, tout comme leurs vis-à-vis du Tokai String Quartet, un jeune quartet de Toronto invité à doubler le plaisir, avec qui les musiciens partageront la scène à plusieurs reprises au cours du festival. « En fait, plusieurs musiciens passeront la semaine au Bic, puisqu’ils seront tous en résidence », expliquent les organisateurs. Une formule qui fera des concerts qu’on entendra au cours de ce festival des moments uniques, avec des programmes conçus exclusivement pour l’événement. Il y aura donc deux quartets, en plus des autres musiciens qui s’ajouteront aux différents concerts. Le pianiste Mathieu Gaudet sera de deux programmes, dont celui du samedi où il jouera le Concerto pour piano en fa majeur, Hob.XVIII : 4 de Haydn, tout comme la soprano Ethel Guéret qu’on pourra entendre dans quelques airs de Haendel et de Bach. La hautboïste Lise Beauchamp, une musicienne très en demande, participera à quatre programmes, dont celui du dimanche où elle interprétera Quatuor avec hautbois en fa majeur, K. 370 de Mozart. La harpiste Lori Gemmell sera là à la fois pour un concert consacré à la musique anglaise et pour le concert de clôture qui présentera une suite de morceaux des plus alléchantes : Mozart, Oesterle, Martinu, Debussy et Shafer, réunis dans un même programme! Et pour la première fois au festival, on a invité un organiste, Matthew Larkin, pour jouer les Bagatelles de Dvorak et des airs de Bach.

Cette année, on a remplacé le jeune quatuor en résidence par un seul musicien, Antoine Létourneau-Berger. Il travaillera toute la semaine avec le duo Traces, formé du flûtiste Guy Pelletier et du percussionniste Julien Grégoire. Une expérience que le jeune percussionniste, compositeur et explorateur en tous genres – il joue de  plusieurs instruments et a participé à des concerts de musique improvisée – attend avec impatience. Il sera au pique-nique familial du dimanche dans le Parc du Bic, ainsi qu’au cabaret du vendredi, qui revient cette année au Vieux Théâtre de Saint-Fabien.

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