Un numéro varié qui débute avec un article sur la résistance face au projet de réforme de l'assurance-emploi à la Une. Vous trouverez également des textes sur le 1er anniversaire du printemps érable, le mouvement Idle No More et les Premières Nations, un bilan des 100 premiers jours du Parti Québécois, le logiciel libre, l'éducation en région, un texte sur le Saguenay-Lac-Saint-Jean dans la chronique Ici comme ailleurs, le dépôt de la politique agricole au Québec, l'ermite Toussaint Cartier, le sauvegarde du patrimoine à Saint-Anaclet-de-Lessard, la QUEER Meganight à Rimouski, Alimentation Coop Rimouski, la Société des alcools du Québec et évidemment le cahier culturel Champ libre.
Fermeture de Gentilly-2, annulation de la Loi 78 et de la hausse des frais de scolarité, abolition de la taxe santé : c’est un départ sur les chapeaux de roues pour le gouvernement minoritaire de Pauline Marois. Toutefois, les pierres d’achoppement seront nombreuses au lendemain d’élections dont une majorité de Québécois se disent insatisfaits. Des défis de taille attendent le PQ au cours d’un automne qui risque d’être chaud.
Nos collaborateurs Mathieu Bergeron, Jacques Bérubé, Paul Cliche, Nicolas Gaudet, Pierre Landry et Christine Portelance reviennent sur la dernière campagne électorale.
Le transport, tous moyens confondus, compte pour près du quart des émissions de gaz à effet de serre au Canada. Le nombre de voitures par personne a pratiquement doublé depuis 50 ans. Le problème se pose avec particulièrement d’acuité en région, où il est presque devenu impératif d’avoir une voiture. D’autres façons de faire sont-elles possibles? Quelles options s’offrent réellement à nous?
La grève étudiante nous élève. Dans le sens qu'elle nous éduque à l'importance de l'espace public comme lieu de débats dans un dialogue qui mobilise notre capacité de penser et de juger. Mais aussi, elle ouvre des espaces de réflexion sur des enjeux qui touchent aux fondements mêmes de la société et de notre capacité d'agir comme citoyen et citoyenne.
L’année qui s’achève a été particulièrement agitée sur le plan politique, social et environnemental au Québec, et à l’échelle planétaire. Résultats mitigés aux élections fédérales, collusion et corruption dans le domaine de la construction, débats sur la commission d’enquête publique, malversations autour de l’amphithéâtre de Québec, tensions au sein du Parti Québécois, dévoilement du Plan Nord, naissance de la CAQ, mouvement planétaire des indignés, et j’en passe : 2011 a été une année de solidarité et de prise en main de la société civile, mais aussi de tension et de morcellement sur la scène politique et dans l’espace public. Que nous réserve 2012?
Nos collaborateurs et chroniqueurs Jacques Bérubé, Roméo Bouchard, Solenne Cadieux, Paul Cliche, Fernand Cousineau, Frédéric Deschenaux, Alain Dion, Frédérique Doucet, Nicolas Falcimaigne, René Fillion, Rémy Gagnon, Nicolas Gaudet, André Gervais, Julien Goyette, Pierre Landry, Jean-Denis Laberge, René Lemieux, Marcel Méthot, Mathieu Parent et Christine Portelance partagent leurs impressions, leurs lectures et leurs points de vue sur les dossiers de l’heure pour notre plus grand plaisir.
À l’heure où le local apparaît comme un espace citoyen privilégié, le monde municipal est appelé à jouer un rôle déterminant dans la définition des orientations et la mise en place de stratégies pour un développement équitable, respectueux de l’environnement, du territoire et des communautés. C’est un défi que plusieurs petites municipalités s’emploient à relever en initiant ou en accueillant des projets qui renouvellent la dynamique sociale, économique et communautaire.
Points de vue de nos collaborateurs Catherine Berger, Roméo Bouchard, Lucie Brault, Gérald Dionne, Clermont Dugas, Geneviève Génier Carrier, Richard Lemay et Jean Munro.
À lire aussi dans Le Mouton NOIR et le cahier culturel Champ libre : des textes de Jacques Bérubé, Solenne Cadieux, Frédéric Deschenaux, Alain Dion, Alexandre Lafontaine, Alain Gaba, Joëlle Gauvin-Racine, Julien Goyette, Michel Labrie, Claude La Charité, Annie Landreville, Pierre Landry, Anjuna Langevin, Évelyne Langlois, Véronique O'Leary, Chrstine Portelance et Sylvie Tourangeau.
À lire dans ce numéro de mars-avril 2011 : des textes de Jacques Bérubé, Sarah Charland-Faucher, Marc-André Cyr, Ève Devault, Frédéric Deschenaux, Philippe Duhamel, Nicolas Falcimaigne, Alain Gaba, Véronique Garneau-Allard (exclusivité web), Geneviève Génier Carrier, Julien Goyette, Nadine Guilbert, Pierre Landry, Hugo Latulippe et Véronique O'Leary.
À lire dans le cahier culturel Champ libre : des textes de Vanessa Allnutt, Alain Dion, Catherine Durand-Labelle, Nicolas Falcimaigne, Laurence Gagné Gallant, Geneviève Génier Carrier, Michel Labrie, Dany Laferrière (collaboration spéciale, édition papier), Laurence Marois, Jeanne-d'Arc Vollant (collaboration spéciale), Xavier Martel, Christine Portelance et Karrick Tremblay.
L’année 2010 qui s’achève a été marquée par de nombreuses controverses sur la scène politique québécoise et canadienne. Le dépôt du budget provincial en novembre dernier a d’ailleurs été l’occasion pour plusieurs groupes, dont la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services publics, d’exprimer leur vif mécontentement quant aux politiques gouvernementales.
La nouvelle année s’annonce riche en mobilisation avec, entre autres, la préparation du Forum social régional qui aura lieu au Bas-Saint-Laurent à l’automne prochain, un appui citoyen toujours croissant en faveur de la révision de la Loi sur les mines et des moratoires sur les gaz de schiste et les hydrocarbures en milieu marin, ainsi que le lancement de la campagne nationale «Non à la convention PSOC » organisée conjointement par la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires et la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles.
Nos collaborateurs Catherine Berger, Jacques Bérubé, Roméo Bouchard, Marie-Michelle Carrier, Frédéric Deschenaux, Alain Dion, Nicolas Falcimaigne, Geneviève Génier Carrier et Pierre Landry font le point sur l’année qui se termine et explorent les enjeux et les perspectives pour 2011.
La ruralité est toujours vivante, peut-être plus que jamais, mais paradoxalement plus difficile à saisir, à définir et à comprendre dans ses transformations et ses manifestations plurielles. Une réalité complexe mettant continuellement en tension au sein des mondes de la vie celui de la nature, de l’habitation, du travail et de la communauté.
À l’approche des audiences publiques prévues à l’automne dans le cadre de la première évaluation environnementale stratégique (EES), l’empressement du gouvernement à aller de l’avant avec le développement de la filière des hydrocarbures inquiète. Et pour cause. Selon l’Union québécoise pour la conservation de la nature, 110 millions de litres de pétrole s’échappent chaque année des puits, des pipelines et autres infrastructures de l’industrie pétrolière américaine. La marée noire dans le golfe du Mexique a donné corps aux appréhensions de plusieurs quant à l’exploration et à l’exploitation des hydrocarbures en milieu marin. La mobilisation s'organise en vue d'obtenir un moratoire pour l'ensemble du Saint-Laurent.
Nos collaborateurs Raphaëlle Dancette, Véronik de la Chenelière, Mélanie Gauthier, Raymond Gauthier, Thierry Gosselin, Magella Guillemette, Annie Landry et Stéphane Poirier font le point.
Qu'ils soient forestiers, agriculteurs, artistes, militants ou élus, nombreux sont ceux et celles qui participent tout au long de l'année à rendre un autre monde possible. Au fil des rencontres, il est bon de découvrir ces jardiniers de la belle saison qui renouvellent les pratiques et cultivent les solidarités.
Tout ce que nous avons construit est d’une simplicité enfantine à côté de ce que nous n’avons pas créé : la vie. La biodiversité de la Terre est le legs de quatre milliards d’années d’évolution. Un grand vertige nous saisit quand nous imaginons la durée de cette gestation. Nous détruisons la diversité des formes vivantes à une vitesse effarante. Le tissu vivant qui enveloppe la planète s’effiloche. Des trous béants apparaissent. Le nombre d’espèces est en chute libre. Sommes-nous en train de couper la branche sur laquelle nous sommes assis ? Ou n’est-ce qu’un élagage nécessaire pour construire un monde meilleur, nettoyé de tout ce qui nous est inutile ? Les biotechnologies et l’écotourisme rapportent des millions. Entendre les premiers oiseaux du printemps n’a pas de prix. Quel est notre rapport à la biodiversité ? De multiples regards se croisent dans les pages qui suivent. Guidés par la raison ou par la passion, ces regards inquiets se rejoignent en un hommage à la vie.
Avec le dépôt du budget provincial, les scandales qui se multiplient et les nombreux remous entourant la réfection de la centrale nucléaire Gentilly-2 et l'exploration uranifère sur la Côte-Nord, le climat politique actuel met à jour une profonde fracture qui divise la société québécoise. En proie à un important déficit démocratique, elle voit ses solidarités sociales et régionales mises à dure épreuve. Disons-le franchement, le Québec est en voie de devenir radioactif!
La nordicité, l’esprit des territoires nordiques, façonne notre rapport au monde, nos représentations et nos pratiques. Les bouleversements climatiques que nous vivons aujourd’hui mettent en lumière la fragilité des environnements nordiques et leur rôle de premier plan dans l’équilibre planétaire. La création contextuelle, une création empreinte du contexte dans lequel elle s’inscrit ; une démarche qui cherche à redéfinir le rapport qu’entretient le créateur avec l’environnement physique et social rencontré ; des postures et des approches de création et de diffusion qui sont singulières, non traditionnelles et inspirées des circonstances. La création contextuelle cherche à investir des lieux et des situations réelles en intégrant les notions d’intervention et de participation, dans un souci de prise en compte des spécificités du milieu. Qu’est-ce que la nordicité ? Comment influence-t-elle nos représentations et quel rôle joue-t-elle dans cet investissement/réappropriation de l’espace, tant au plan artistique que scientifique ? De quelle manière ce pays influence-t-il les oeuvres des artistes qui l’habitent ? Nos collaborateurs partagent leur vision de la nordicité et de la création en contexte nordique.
Réalisé en collaboration avec le centre d'artistes Caravansérail, ce cahier propose des textes de Danyèle Alian (3e impérial), Gilles Arteau (Espace F), Olivier Bergeron-Martel (projet Débâcle), Dominique Berteaux (BORÉAS), Véronique Bouchard (artiste en résidence, extrait), Sandra Fillion, Thomas Martens (Vaste et Vague), Micheline Morisset, Jean-Philippe Roy (Espace blanc 4) et Bernard Voyer.
Afin de célébrer la Journée internationale des femmes, nous vous proposons un dossier abordant différents enjeux qui touchent les femmes. Cette année, le 8 mars marque aussi le lancement national des actions de la Marche mondiale des femmes 2010 qui se déroulera jusqu’au 17 octobre sous le thème « Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche! » Écoféminisme, travail des femmes, santé mentale, militantisme, création : nous vous invitons à découvrir les analyses et points de vues de nos collaborateurs.
L’année 2009 qui se termine avec la rencontre de Copenhague sur le climat aura certainement été riche en dossiers chauds de toutes sortes, tant sur la scène régionale que planétaire. Récession mondiale, tergiversation autour de la fermeture de la prison de Guantánamo, crise forestière québécoise, projet de loi modifiant la Loi électorale, élections municipales, etc. En parallèle, nous avons vu de nombreux citoyens et citoyennes réaffirmer leur volonté de prendre part activement à la vie publique et communautaire, dans un souci de l’autre, du territoire et de l’environnement. Politique, société, éducation, énergie, culture : les collaborateurs du Mouton NOIR présentent leur lecture de l’année 2009 et les perspectives pour 2010.
La marge, comme espace de liberté affirmative, joue un rôle de premier plan dans l’émergence de nouvelles pratiques, tant dans le domaine social, politique, identitaire, environnemental, que culturel. Certains s’y retrouvent malheureusement confinés en raison de leur condition socioéconomique, de leur âge, de leurs origines ou de leur genre, la différence devenant alors facteur de marginalisation, voire d’exclusion. À l’approche de la rencontre sur le climat de Copenhague en décembre prochain, voici l’occasion de réfléchir sur notre empreinte dans le monde, et de ce fait, sur les expériences porteuses et novatrices dans un respect de la différence.
À l’heure des sociétés du savoir, les modalités de transmission des connaissances, des savoir-faire, de l’information et de la mémoire revêtent une importance de premier plan. Les champs de l’éducation, des communications et des arts sont traversés par de nouvelles tendances qui s’entrechoquent et redéfinissent les pratiques existantes. Qu’en est-il de l’enseignement et de la formation des maîtres en région? Comment se transmet le patrimoine culturel d’une génération à l’autre? Comment les nouvelles technologies de l’information remodèlent-elles notre rapport au monde?
La participation active des citoyens au débat public et à la vie communautaire est un élément clé de la démocratie. Si certains privilégient la voie électorale, d’autres investissent et créent de nouveaux espaces d’expression politique. L’Est du Québec possède d’ailleurs une longue tradition de mobilisation populaire et de prise en charge par le milieu. Force est de constater que la parole citoyenne se retrouve trop souvent confinée à une fonction purement consultative, perdant ainsi sa portée significative. À l’heure où l’on s’interroge sur le cynisme ambiant et le faible taux de participation aux élections, nos collaborateurs font le point sur les différentes facettes de la participation et de la mobilisation citoyennes.
Le Québec foisonne de paysages à couper le souffle. Attraits touristiques indéniables et souvent synonymes de qualité de vie, ils sont partie prenante de notre conception du territoire. Qu'on pense aux débats entourant le développement éolien, les pratiques forestières ou la protection du patrimoine naturel et bâti, le paysage s'impose de plus en plus comme un impératif majeur à prendre en compte dans nos choix collectifs. Quel rapport entretenons-nous avec le paysage? Comment l'habiter dans une perspective durable? Quel rôle joue-t-il dans l'espace public?
Avec l'année 2008 qui s'achève sur fond de crise(s), voici l'occasion de faire la bilan dans plusieurs secteurs qui concernent notre région, le Québec ou le reste du monde. Qu'il s'agisse de questions touchant l'environnement et la gestion de l'eau, la politique, l'économie, les valeurs de simplicité volontaire et de décroissance, les conditions de travail des sylviculteurs, le soutien aux arts et à la culture, le développement des énergies renouvelables et l'éolien, il nous semble que ces secteurs et bien d'autres sont en chantier.
Enchâssée dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme (1948) à l'article 19, la liberté d'expression est un droit fondamental dans toute société démocratique. Ce droit, qu'on a tendance à tenir pour acquis, semble pourtant menacé de toutes parts. Comment y porte-t-on atteinte? Comment peut-on s'en prévaloir de nos jours?
Des entrevues avec Pierre Falardeau, Hugo Latulippe et Michel Brault. Des textes qui montrent l'extraordinaire foisonnement de la production documentaire en région. Qu'est-ce que le documentaire? Entre ce qu'il a été et ce qu'il est devenu, des dénominateurs communs : la quête d'une identité québécoise, un regard porté sur le monde et la société, la rencontre de l'autre, la recherche de la vérité, la transmission de l'héritage, une subjectivité assumée, un acte de foi et de résistance. Des créateurs engagés prennent la parole dans le présent numéro.
Avec nos collaborateurs Suzelle Lambert, Isabelle Girard, Marjolaine Péloquin, Linda Bérubé, Édith Gagné, Colombe Saint-Pierre, Claude La Charité, Stéphane Lahoud et nos chroniqueurs Jacques Bérubé, Pierre Landry et Christine Portelance.
Avec nos collaborateurs Jérôme et Frédérique Doucet, Isabelle Girard, Bernard Viau, Myriam Thériault et nos chroniqueurs Jacques Bérubé, Pierre Landry
Entrevue avec Robert Lalonde. Avec nos collaborateurs Isabelle Girard, Sylvie Plessis-Bélair, Claude La Charité, Julien Boisvert, Alain Dion, Céline Boucher, Frédéric Deschenaux, Antoinette Bouchard, Nathalie Charest, Stéphane Lahoud, Kateri Lemmens et nos chroniqueurs Michel Larie, Michel Vézina et Christine Portelance.
À l’occasion du 47e Salon du livre de Rimouski, Le Mouton NOIR fait la belle part au livre et à la culture de l’écrit. De la nette progression des ventes de livres électroniques à la politique du prix réglementé réclamée par les libraires, de la bibliothèque troisième lieu à l’influence des grands romans sur la cognition des lecteurs, nos collaborateurs se sont intéressés à la culture de l’écrit sous toutes ses coutures. Robin Doucet, Lysiane Drewitt, David Nadeau, Stéphanie Pelletier, Martin Robitaille et Rodney Saint-Éloi nous parlent, quant à eux, de l’avenir du livre et de la littérature au Québec.